Martine ne se contente pas de cuisiner, elle jardine, décore, rénove, tout en étant une maman aux petits soins.
Dans son blog Banlieusardises, elle transmet au quotidien toutes ces passions... et nous, on trouve ça contagieux !
Martine, une question nous taraude, votre blog déborde de recettes salées ... n'aimez-vous pas le sucré ?
Vrai : je n’en raffole pas ! Jusqu’à ma première grossesse, les rages de sucre m’étaient carrément étrangères : si mon amoureux concoctait un délirant « banana split » avant de regarder un film, moi, je préparais une méga-portion de pop corn extra beurre et sel…
Mais alors que certains ont l’esprit de contradiction, moi, j’ai les papilles contestataires : c’est lorsque mon docteur m’a demandé de limiter ma consommation de sucre (j’étais à deux doigts de faire du diabète de grossesse) que, soudain, je me suis mise à rêver de desserts décadents. Bébé est née, les rages de sucre sont restées encore quelques mois, de moins en moins intenses… jusqu’à disparaître à peu près complètement. À ma deuxième grossesse, pas d’interdit… et pas de rage de sucre non plus !
Cela dit, même si je ne suis pas très portée sur les desserts, j’aime beaucoup jouer avec le sucre dans le repas principal : du sirop d’érable dans mes marinades, du miel pour adoucir une vinaigrette, de la mélasse dans ma sauce à spaghetti... Les saveurs sucrées rehaussent merveilleusement bien le goût des autres ingrédients, et ça, je sais l’apprécier :-)
Un soir d'automne, une soirée cosy en famille ... quel menu faites-vous ?
Un poulet entier cuit longuement en cocotte ! Ça réchauffe la maison tout en nous berçant d’une odeur réconfortante tout l’après-midi… Et même le soir, puisque je ne cuisine jamais de volaille sans préparer ensuite un bon bouillon maison. J’achète très rarement le bouillon du commerce : dès que mon stock descend, le poulet revient au menu (parfois chaque semaine!)
Ma recette varie selon l’inspiration du moment, mais ça ressemble généralement à ceci :
Un addendum, puisque la recette publiée ne parle pas de la farce : je faire revenir les abats avec de l’oignon et de l’ail dans du beurre, puis je mélange le tout avec de la mie de pain et des fines herbes qui me tombent sous la main. J’y glisse parfois des morceaux de fruits (pommes en dés, canneberge, suprêmes d’orange) qui ajoutent une touche unique… qu’est-ce que je vous disais à propos du sucre, hein ? ;-)
Y a-t-il un ustensile de cuisine dont vous ne pourriez pas vous passer ?
Ma cocotte Römertopf! Je ne l’utilise jamais l’été, mais dès le retour des temps froid, je m’en sers deux ou trois fois par semaine : rôti de palette, osso bucco, poulet entier, ragoût, cassoulet et autres plats mijotés s’y succèdent sans relâche…
Mon Römertopf – qu’on appelle aussi un diable – est une cocotte de céramique poreuse qu’on immerge dans l’eau une vingtaine de minutes avant d’y mettre les ingrédients, qu’on fait cuire doucement pendant de longues heures. À la chaleur, les pores de la céramique vaporisent l’eau emmagasinée ; même les viandes les plus coriaces en ressortent tendres et savoureuses.
On peut aussi utiliser une mijoteuse électrique pour des résultats semblables, mais ce que j'aime de ma cocotte de céramique, c'est qu'elle a une mémoire : poreuse, elle emmagasine le souvenir de tout ce qu’on a cuisiné et gagne en personnalité au fil des utilisations. La viande cuite dans ma vieille cocotte ne goûte pas que la recette du jour, mais aussi toutes celles qui y sont passées avant...
L’histoire de ma cocotte est intimement liée à celle de mon site : j’avais raconté en long et en large ma quête infructueuse pour un modèle précis de Romertöpf et je m’étais rabattue sur une autre cocotte, plus petite… TROIS ans plus tard, un mystérieux colis m’a été livré : c’était la cocotte de mes rêves ! Un lecteur l’avait dénichée à rabais et me l’avait envoyée… J’avais raconté l’histoire ici :
Non seulement son cadeau m’a immensément touchée, mais en plus, il tombait bien : avec la famille qui s’agrandissait, je commençais à être bien à l’étroit dans le plus petit modèle !
Pour en découvrir encore plus sur Martine, rendez-vous sur ses
Banlieusardises, nous on est déjà fan !